Borinquen, une légende portoricaine

Il était une fois, quelque part sur terre,
une jeune femme qui aimait la mer.

On raconte qu’elle tenait d’elle
les traits de sa délicate beauté :
sa peau était couleur cannelle,
ses yeux teintés de sable d’été,
sa chevelure noire comme la nuit,
son regard aussi profond qu’un puit.

Un jour qu’elle dansait sur l’eau
arriva au loin un immense bateau.
A son bord, un homme barbu qui,
après avoir traversé l’Atlantique,
s’était quelque peu perdu puis
avait découvert cette île magnifique.

Gravure : HectorAtelier953

L’équipage jeta l’ancre. On s’arrêta
et c’est alors qu’il la vit, juste là.
Ainsi donc, les sirènes existaient ?
Ce qu’il avait lu était donc vrai ?

Intrigué, l’homme l’interpela :
« Comment t’appelles-tu ? »
Mais elle ne répondit pas.
Elle prit peur et disparut.

Au même instant un pêcheur,
qui travaillait non loin de là,
héla l’étranger avec douceur,
lui sourit et raconta :

Gravure : HectorAtelier953

« Señor, la beauté que tu as vue
ici, tout le monde la connaît,
mais personne n’a jamais su
comment elle s’appelait.

On dit que cette merveille
est fille de la mer et du soleil,
qu’elle est sortie de ces eaux,
qu’elle a grandi dans ces flots.

Comme nous la chérissons,
nous lui avons donné un nom.
Elle s’appelle Borinquen
et ce n’est pas une sirène… »

Gravure : HectorAtelier953

Or c’est à ce moment précis
qu’un gros poisson mordit
enjoignant le pêcheur
à poursuivre son labeur.

L’homme sourit, émerveillé
de ce qu’il venait d’entendre
et sans plus attendre,
donna l’ordre d’appareiller.

Il s’enferma dans sa cabine,
sortit son encrier,
y trempa une plume très fine
et se mit à écrire et dessiner
la légende de Borinquen
qui donna son nom
à l’île portoricaine…

Gravure : HectorAtelier953

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