L’indien et le coquillage

Il était une fois, l’indien Agüeybana
et son épouse, l’indienne Quipa.
Ensemble, sur l’Île enchantée,
ils profitaient de chaque journée.

Gravure : HectorAtelier953

Agüeybana aimait beaucoup chasser
mais c’était aussi un excellent guerrier.
Quipa quant à elle, s’occupait du jardin,
et était très habile de ses mains.
Elle faisait de la céramique
mais aussi de la musique !

Gravure : HectorAtelier953

En soufflant dans son coquillage,
pour son mari et pour le village,
elle créait de douces mélodies
que le vent portait vers l’infini.

Le couple habitait sur la Côte d’Arecibo
avec d’autres indiens tainos et arauacos.
La vie était calme, heureuse, prospère,
jusqu’au jour où des indiens caribes,
venus en canoë des Antillas Menores,
vinrent sur l’Île et les attaquèrent.

Gravure : HectorAtelier953

Ce jour-là, comme à son habitude,
Agüeybana était parti chasser
quand depuis une crête, en altitude,
il vit un nuage noir de former…
… juste en-dessus de son village !
Un incendie y faisait rage !

Sans hésiter, il abandonna là
ses armes et ses proies
et courut en direction
de son bohio, de sa maison.

Gravure : HectorAtelier953

Arrivé sur place, autour de lui,
plus rien, aucun signe de vie.
Les caribes, sur leur passage,
avaient anéanti son village.

Désespéré, l’indien s’agenouilla
et c’est alors qu’il vit, juste là,
entre ses larmes et les flammes,
le coquillage de sa femme.

Gravure : HectorAtelier953

Et on raconte que depuis ce jour,
l’indien Agüeybana joua pour Quipa,
pour lui dire sa tristesse, son amour,
et qu’elle lui manquait tant parfois…

Lorsqu’il soufflait dans le coquillage,
la marée montait, descendait,
et le vent lui caressait le visage.
Comme si elle était là et lui répondait…

Gravure : HectorAtelier953

 

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